l’hypothermie, l’hypoxie, la déshydratation et l’hypoglycémie. L'idée ici est de poursuivre la suggestion de Marjorie Bracq, vétérinaire : "renforcer les connaissances disponibles sur cette période critique de la vie du chaton". Les points à voir : environnement avec les badges température/hygrométrie, alimentation (biberon, mère adoptive, sonde), instinct maternel vs nursing humain, élimination et la stimulation manuelle.

On explique :

Hypothermie : la température du corps descend trop bas. Chez le chaton nouveau-né, c'est une urgence vitale : sans chaleur externe (mère, couverture chauffante, ou comme nous on fait, couveuse), les organes s'arrêtent en quelques heures.

Hypoxie : le corps reçoit trop peu d'oxygène. Les cellules s'asphyxient progressivement. Peut venir d'un problème respiratoire, cardiaque, ou d'une anémie sévère.

Déshydratation : le corps perd plus d'eau qu'il n'en absorbe (diarrhées, vomissements, fièvre, refus de boire). Le sang s'épaissit, les organes fonctionnent mal. Chez le chaton, quelques heures suffisent pour que ce soit grave.

Hypoglycémie : le taux de sucre dans le sang chute trop bas. Le cerveau, qui dépend du sucre pour fonctionner, réagit en premier : tremblements, faiblesse, puis convulsions si rien n'est fait. Très dangereuse chez les chatons qui ne tètent pas assez.

Ces quatre conditions sont redoutables chez les chatons de moins de 2 semaines, car ils ne savent pas encore réguler leur température ni leur glycémie seuls, faire ses besoins et se déshydratent très vite.

H comme Hypothermie

H comme Hypothermie — Élever un chaton, les 4 H : l’hypothermie, l’hypoxie, la déshydratation et l’hypoglycémie.
Prise de température d'un chaton. On utilise le même thermomètre que pour les enfants. Sur la photo, c'est Kyro à 10 jours en visite chez le véto.

Les chatons nouveau-nés sont extrêmement vulnérables au froid. Contrairement à un chat adulte, ils n'ont presque pas de graisse sous la peau et leur corps, petit par rapport à leur surface, se refroidit très rapidement. Ils ne disposent pas non plus des mécanismes qui permettraient de lutter contre le froid : la capacité à frissonner n'apparaît qu'autour du 6e jour de vie, et les petits vaisseaux sanguins ne savent pas encore se contracter pour retenir la chaleur à l'intérieur du corps.

On parle d'hypothermie pathologique dès que la température rectale du chaton descend sous 35°C. À ce stade, les conséquences s'enchaînent rapidement.

En premier lieu, le transit intestinal se bloque. L'absorption des nutriments chute, et l'arrêt du mouvement digestif favorise le développement de bactéries dans l'intestin, pouvant conduire à une infection généralisée. Le chaton perd également son réflexe de succion : il ne tète plus correctement, régurgite, et risque d'avaler de travers. Les premières selles, appelées méconium, peuvent rester bloquées, ce qui entraîne un refus de s'alimenter. Sur le plan cardiaque, le froid ralentit le rythme du cœur, ce qui à son tour diminue la fréquence respiratoire. Dans les cas les plus graves, cela peut aboutir à une défaillance cardiorespiratoire.

Les chatons possèdent une réserve de graisse dite « brune », située dans le cou, le dos et autour des organes vitaux. C'est leur seul moyen de produire de la chaleur sans frissonner. Lorsqu'ils ont froid, ils puisent dans cette réserve pour se réchauffer de l'intérieur. Ce mécanisme de secours est cependant très coûteux en énergie : chez un chaton déjà affaibli ou malade, l'activer peut aggraver son état et précipiter une décompensation.

H comme Hypoglycémie

H comme Hypoglycémie — Élever un chaton, les 4 H : l’hypothermie, l’hypoxie, la déshydratation et l’hypoglycémie.
Hypoglycémie. Le chaton perd rapidement en tonus.

L'hypoglycémie, deuxième danger invisible

La deuxième grande fragilité des chatons nouveau-nés est leur risque de chuter en hypoglycémie, c'est-à-dire de manquer de sucre dans le sang. Leur besoin en énergie est deux à trois fois plus élevé que celui d'un chat adulte, mais leurs réserves sont minuscules. Le foie stocke du glucose sous forme de glycogène, mais cette réserve est si faible qu'elle s'épuise de moitié en moins de 24 heures. D'où l'urgence de nourire le chaton les premiers jours, par tous les moyens. La vraie difficulté est de leur apprendre à téter au biberon.

En plus, le foie d'un chaton nouveau-né n'est pas encore capable de fabriquer du glucose par lui-même. Cette capacité, appelée néoglucogenèse, ne devient fonctionnelle qu'autour du dixième jour de vie. Avant cela, si le chaton ne tète pas assez, son organisme n'a aucun moyen de compenser.

La seule source de glucose du chaton, c'est le lait maternel. Les tétées doivent donc être fréquentes et suffisamment copieuses pour maintenir une glycémie stable. Le chaton ne fait pas forcément sa tété en une fois : s'il refuse le biberon, il faut arrêter quelques minutes et le présenter à nouveau. Souvent le chaton se met à boire. Souvent, à la fin de la tétée, il s'endort direct.

En gros, le chaton est en hypoglycémie dès que le chaton dépense plus d'énergie qu'il n'en absorbe : une alimentation insuffisante, un coup de froid, une maladie, un stress ou un faible poids de naissance peuvent suffire à faire basculer la balance. Les signes à observer sont : refus de téter, léthargie, pleurs inhabituels, faiblesse, difficulté à respirer. Franchement, ne pas hésiter à faire un tour chez le véto, il saura le nourrir à la sonde et pourquoi pas vous apprendre à l'utiliser sans trop brusquer le chaton. Ne le faites pas sans formation : c'est un vrai geste vétérinaire !

Le poids de naissance et la courbe de croissance

Un chaton en bonne santé pèse en moyenne 100 grammes à la naissance, avec une marge normale de plus ou moins 10 grammes. Ce chiffre varie selon la race, la taille de la portée et d'autres facteurs propres à chaque naissance.

La croissance qui suit est généralement régulière et linéaire. Un chaton qui se développe bien prend entre 10 et 15 grammes par jour. Concrètement, cela signifie qu'il doit doubler son poids de naissance en deux semaines, et le tripler en trois semaines. Une autre façon de suivre cette progression est de vérifier qu'il prend environ 10 % de son poids chaque jour.

La prise de poids quotidienne est le meilleur indicateur de la santé d'un chaton nouveau-né. C'est pour cette raison qu'il est fortement conseillé de peser les chatons chaque jour, à la même heure, et de noter l'évolution. Une stagnation ou une perte de poids, même légère, est un signal d'alerte qui mérite une attention immédiate. On a mit des courbes de croissance de référence standard pour la moyenne des chats. Il existe des courbes par race et permettent de situer chaque chaton par rapport à la norme attendue. Pour nous, on a jamais eu en garde que des chats européens, du coup on s'est pas trop penchés là dessus.

H comme hypoxie

H comme hypoxie — Élever un chaton, les 4 H : l’hypothermie, l’hypoxie, la déshydratation et l’hypoglycémie.
Évaluation de la saturation en oxygène du sang par oxymétrie

L'hypoxie, c'est le manque d'oxygène au niveau des cellules. Chez un chaton nouveau-né, ce phénomène est particulièrement dangereux parce que ses organes, en plein développement, sont extrêmement sensibles au moindre déficit en oxygène, et parce que les mécanismes qui permettraient de compenser ne sont pas encore en place.

Pourquoi les chatons y sont-ils si vulnérables ?

À la naissance, le chaton doit opérer une transition brutale : il passe de l'environnement du ventre de sa mère, où c'est le placenta qui lui fournissait l'oxygène via le sang maternel, à une respiration autonome par les poumons. Cette transition est un moment critique. Si l'accouchement est long, difficile, ou si le chaton met trop de temps à respirer spontanément après la naissance, les premières minutes peuvent suffire à provoquer une hypoxie.

Les poumons des chatons sont encore immatures à la naissance. La production de surfactant, la substance qui empêche les alvéoles pulmonaires de se refermer après chaque expiration, n'est pas encore optimale. Le chaton doit donc fournir un effort plus important pour respirer, et son efficacité respiratoire est moindre que celle d'un adulte.

L'hypoglycémie prive les cellules de carburant. Chacun de ces états peut déclencher ou aggraver une hypoxie, et ils se combinent souvent entre eux. Un chaton qui a froid, qui ne tète pas et qui faiblit entre rapidement dans un cercle vicieux où chaque problème aggrave les autres.

Les signes à surveiller

Un chaton en hypoxie présente souvent une muqueuse pâle ou bleutée, notamment au niveau des gencives et de la langue. Il peut respirer de façon irrégulière, trop lentement, ou avec un effort visible. Il est léthargique, ne réagit pas aux stimulations, et peut rapidement perdre conscience.

Ce que cela implique concrètement

L'hypoxie, même brève, peut laisser des séquelles. Le cerveau est l'organe le plus sensible au manque d'oxygène : quelques minutes suffisent à provoquer des lésions neurologiques irréversibles. C'est pourquoi toute naissance difficile, tout chaton qui ne crie pas dans les premières secondes après la mise bas, ou tout nouveau-né qui semble apathique dans les premiers jours, doit être pris en charge immédiatement. La prévention passe par une surveillance attentive de la mise bas, une intervention rapide en cas de dystocie, et le maintien des conditions optimales de chaleur, d'hydratation et d'alimentation dans les jours qui suivent la naissance.


Ces trois éléments, température, sucre, eau, sont aussi les gardiens de l'oxygénation.

H comme Hydratation

H comme Hydratation — Élever un chaton, les 4 H : l’hypothermie, l’hypoxie, la déshydratation et l’hypoglycémie.
Position adaptée du nouveau-né pour le biberonnage : allongé, la tête légèrement chez le haut.

La déshydratation, troisième fragilité majeure

Le corps d'un chaton nouveau-né est constitué à 80-82 % d'eau, contre environ 60 % chez un chat adulte. Cette proportion plus élevée ne les protège pas pour autant : elle signifie simplement qu'ils ont davantage à perdre, et qu'ils le perdent vite.

Plusieurs facteurs aggravent ce risque. D'abord, les reins ne sont pas encore matures : ils ne savent pas retenir efficacement l'eau, contrairement à ceux d'un adulte. Ensuite, la peau et les poumons des chatons sont plus perméables, ce qui entraîne des pertes en eau importantes par simple évaporation. Ajoutez à cela un rapport surface/volume élevé, comme pour la régulation thermique, et on comprend que le renouvellement de l'eau dans leur corps est presque deux fois plus rapide que chez un adulte.

Résultat : les chatons se déshydratent très facilement et très rapidement. Deux situations peuvent déclencher cela : soit ils ne tètent pas assez et n'ingèrent pas suffisamment de lait pour compenser leurs pertes, soit ils perdent trop de liquides, par exemple en cas de surchauffe, de diarrhée ou de vomissements.

Les conséquences d'une déshydratation non traitée sont graves. Le volume de sang en circulation chute, la pression artérielle baisse, et les organes ne reçoivent plus assez d'oxygène.

le chaton qui vient de naître est un être de réflexes

le chaton qui vient de naître est un être de réflexes — Élever un chaton, les 4 H : l’hypothermie, l’hypoxie, la déshydratation et l’hypoglycémie.
Chatons blottis les uns contre les autres. Nouveau-nés orphelins. Source : Bracq Marjorie, vétérinaire

À la naissance, le système nerveux du chaton est loin d'être achevé. Il perçoit déjà le toucher, les odeurs et les variations de température, mais il est aveugle et pratiquement sourd. Dans cet état, il est totalement dépendant de sa mère et de son environnement pour tout : se nourrir, se réchauffer, faire ses besoins et se protéger.

Les paupières s'ouvrent en moyenne vers le 9e ou 10e jour, avec de grandes variations selon les individus. L'audition orientée, c'est-à-dire la capacité à localiser un son dans l'espace, n'est fonctionnelle que vers le 16e jour. Avant ces deux étapes, le chaton passe jusqu'à 95 % de son temps à dormir. Ce n'est pas de la paresse : c'est une stratégie de survie. Le peu d'énergie dont il dispose est entièrement consacré à sa croissance.

Pour le reste, il fonctionne à l'instinct, grâce à un ensemble de réflexes primaires. Le premier est le réflexe de fouissement : dès qu'il sent la chaleur et l'odeur de sa mère, il se met à chercher activement une mamelle. Une fois en contact avec elle, le réflexe de succion prend le relais, lui permettant d'aspirer le colostrum, puis le lait.

Le chaton nouveau-né est incapable d'uriner ou de déféquer seul pendant les trois premières semaines de vie.

C'est la mère qui déclenche ces fonctions en léchant systématiquement la zone des fesses. Chez les chatons élevés à la main, sans mère, ce geste doit être reproduit par le soignant à l'aide d'un coton humide après chaque repas. Sur le plan moteur, le développement est plus rapide qu'on pouvait l'imaginer. Dès le 4e jour, le chaton est capable de ramper sur une distance allant jusqu'à 50 centimètres pour se rapprocher d'une source de chaleur. Il faut éviter le froid, pour éviter que le chaton ne consomme de l'énergie pour rien.

Nourrir un chaton orphelin : biberon ou sonde

Nourrir un chaton orphelin : biberon ou sonde — Élever un chaton, les 4 H : l’hypothermie, l’hypoxie, la déshydratation et l’hypoglycémie.
Sonde de réalimentation de taille adaptée et seringue de lait maternisé. Source : Bracq Marjorie

Le chaton ne doit pas avoir froid, sinon tout s'arrête

La mère adoptive est toujours la meilleure solution, car elle apporte non seulement le lait mais aussi la chaleur, la stimulation et les soins que seule une chatte peut prodiguer naturellement. Malheureusement, ce n'est pas toujours possible.

Dans ce cas, on a recours au biberon avec du lait maternisé spécialement formulé pour les chatons, préalablement réchauffé. C'est une technique qui demande du temps et de la disponibilité : les repas sont lents, fréquents, et incontournables. Avant chaque biberonnage, il faut impérativement prendre la température rectale du chaton. Si elle est inférieure à 35°C, le chaton est en hypothermie et doit être réchauffé progressivement avant toute alimentation. Donner du lait à un chaton froid est dangereux : son système digestif est à l'arrêt et il ne pourra pas absorber les nutriments.

Si le chaton est à bonne température et correctement hydraté mais trop faible pour téter, une autre technique existe : la sonde oro-gastrique. Un fin tube souple est introduit directement dans l'estomac via la bouche, ce qui permet d'administrer le lait plus rapidement et en quantité précise. Cette méthode est plus efficace que le biberon dans les cas critiques, mais elle constitue un acte vétérinaire et ne peut légalement être pratiquée que par un professionnel ou sous sa supervision directe.

Pour placer la sonde à la bonne profondeur, on mesure au préalable la distance entre la bouche du chaton et sa dernière côte, ou entre la bouche, le lobe de l'oreille et le nombril. La sonde peut ensuite être coupée à cette longueur pour éviter de refaire la mesure à chaque utilisation.

Que l'on utilise le biberon ou la sonde, la position du chaton est la même : ventre contre la surface d'appui, tête légèrement surélevée. C'est sa position naturelle de tétée. Ne jamais le mettre sur le dos comme un bébé humain : il risquerait d'avaler de travers.

À la fin de chaque repas, il faut systématiquement stimuler la zone anogénitale avec un tissu doux, chaud et humide, pour déclencher la miction et la défécation. Sans ce geste, le chaton ne pourra pas éliminer seul.

Le nid du chaton

Le nid du chaton — Élever un chaton, les 4 H : l’hypothermie, l’hypoxie, la déshydratation et l’hypoglycémie.
On utilise la même couveuse que pour les poules, ça fonctionne très bien pour les chats. La seule chose est de le protéger du ventilateur qui fait un gros courant d'air. Pour notre part, on a mit un carton avec des trous qui casse le flu

Le nid des nouveau-nés doit rester propre et sec dans un endroit calme et sans courants d’air. La température de leur environnement doit être maintenue entre 29 et 32°C la première semaine (27°C les deux semaines suivantes) et l’hygrométrie entre 55 et 65%.

A la naissance, le chaton dispose d’un réflexe de fouissement et d’un réflexe de succion pour se nourrir. Les trois premières semaines de vie, il n’est pas capable d’uriner et de déféquer volontairement : il faut stimuler son comportement éliminatoire par réflexe périnéal en frottant la zone anogénitale.

L’instinct maternel se développe immédiatement après la mise-bas : la mère allaite, réchauffe, toilette et protège ses petits.

Dans certains cas, la mère ne peut assurer ses fonctions et le propriétaire doit prendre le relais avec des soins de nursing. Le chaton est alors biberonné avec du lait maternisé ou adopté par une mère de substitution. En clinique vétérinaire, des sondages orogastriques peuvent facilement être mis en place.

Pour la réalimentation par l’humain, le chaton doit obligatoirement être positionné en décubitus ventral avec la tête légèrement surélevée et doit avoir une température rectale supérieure à 35°C.

Aider un chaton à faire ses besoins : le geste qui sauve

Aider un chaton à faire ses besoins : le geste qui sauve — Élever un chaton, les 4 H : l’hypothermie, l’hypoxie, la déshydratation et l’hypoglycémie.
Stimulation de l'anus de Noé alors qu'elle avait 2 semaines

Le chaton est incapable de faire ses besoins tout seul

Pendant les trois premières semaines de vie, un chaton est incapable d'uriner ou de déféquer seul. Ce n'est pas un problème de santé : son système nerveux n'est tout simplement pas encore câblé pour déclencher ces fonctions volontairement. quand il y a une mère, c'est elle qui s'en charge en léchant la zone anogénitale. Sans ce geste, le chaton ne peut pas éliminer, et les déchets s'accumulent, ce qui peut rapidement devenir dangereux. Sauf que si vous lisez ici, c'est que certainement il n'y pas de mère. Ce rôle revient au soignant.

Le morceau de coton... ou le bain de siège ?

Un carré de coton, une compresse, ou un morceau de tissu doux. Passez-le sous l'eau chaude et essorez-le légèrement. Il doit être chaud au toucher, pas brûlant. Certains utilisent un coton-tige humide pour plus de précision, mais un carré de coton classique fonctionne très bien. Nous, on fait le bain de sièges (Voir Noé jour 15) ça a super bien marché, on a essayé avec Kyro et aussi c'était ok. C'est la recette qu'on conseille... avant d'appeler le véto.

Le geste

À la fin de chaque repas, installez le chaton sur le ventre, dans votre main ou sur une surface douce. Frottez doucement et rapidement la zone anogénitale, c'est-à-dire l'espace entre l'anus et les organes génitaux, avec le tissu chaud. Le mouvement doit être circulaire ou d'avant en arrière, léger mais rythmé. En quelques secondes à une minute, le chaton devrait uriner. Après ça arrive souvent qu'il urine dans sa couchette. Les selles peuvent prendre un peu plus de temps, et n'ont pas lieu nécessairement à chaque repas. Essayez après chaque tétée ou biberon, sans exception, vous verrez bien. Pour un nouveau-né, cela représente six à huit stimulations par jour selon la fréquence des repas. Ce n'est pas facultatif : un chaton qui n'élimine pas se retrouve rapidement avec un abdomen distendu, refuse de manger et peut décompenser rapidement.

Ce qui doit vous alerter

Si le chaton n'a pas uriné depuis plus de douze heures ou n'a pas eu de selles depuis quarante-huit heures malgré des stimulations régulières, c'est urgence chez le véto.. Un ventre dur, gonflé ou douloureux au toucher est un signal d'urgence. La rétention de méconium (les premières selles, plus épaisses et foncées) peut parfois nécessiter une intervention : on a jamais connu. Cela dit le véto sait faire les bons gestes qui sont un massage vigoureux et qu'on oserait franchement pas faire.

Jusqu'à quand

Ce geste est nécessaire jusqu'à ce que le chaton soit capable d'éliminer seul, ce qui arrive généralement autour de la troisième semaine de vie. On le remarque naturellement : le chaton commence à se lécher lui-même et à faire ses besoins sans stimulation lors des moments de liberté. Un truc qui marche aussi à partir de genre 15 jours, c'est de le laisser gambader : ça peut le faire venir.

Adopter un chaton : la règle des 3-3-3
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