On essaye d'intervenir chaque fois qu'on nous sollicite pour récupérer des chatons abandonnées, et c'est aussi le cas avec des institutions telles que la SNCF. Les agents sont impliqués, ils prennent en charge les chats, s'en occupent, en adopte même.

On essaye d'intervenir chaque fois qu'on nous sollicite pour récupérer des chatons abandonnées.

Trop de chats : on passe notre temps à jongler

Trop de chats : on passe notre temps à jongler — LES CHATS DES QUARTIERS : les aventures de Micheline
En repérage dans la gare. Les chats ont déjà été identifiés par les agents

Cependant, nous avons aujourd’hui tellement de chats en attente d’adoption que nous ne savons plus où les installer. Les arrivées s’enchaînent, les urgences aussi, et chaque jour il faut jongler entre les familles d’accueil, réorganiser, déplacer, trouver une solution pour que chacun ait un endroit sûr où se poser.

Les maisons d’accueil sont pleines, certaines débordent déjà, et malgré leur engagement incroyable, nous atteignons nos limites.

Ce n’est pas un manque de volonté : c’est une saturation totale du terrain. Trop de chats abandonnés, trop de demandes de prise en charge, trop peu de foyers disponibles. Alors on s’adapte, on improvise, on répartit comme on peut… mais la réalité est simple : nous avons besoin d’adoptants et de nouvelles familles d’accueil pour continuer à sauver ces chats qui n’ont nulle part où aller.


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Attention à l'usure des bénévoles

Attention à l'usure des bénévoles — LES CHATS DES QUARTIERS : les aventures de Micheline
Les chats sont sur une voie de garage, fort heureusement

Et il faut aussi le dire clairement : à ce rythme, le risque est réel. Sur le long terme, cette pression constante finit par nous user. On tient, on s’adapte, on réorganise, on déplace, on improvise… mais chaque journée ressemble à une course contre la montre pour trouver une place, une solution, un foyer temporaire. Et quand ce rythme devient la norme, la fatigue s’installe, doucement mais sûrement.

Ce n’est pas seulement une question de logistique. C’est une question d’énergie, de souffle, de capacité à continuer à accueillir, à répondre, à sauver. À force de fonctionner en urgence permanente, on s’expose à ce que personne ne souhaite : baisser les bras, même un instant, même malgré nous. La motivation qui nous porte depuis le début peut s’effriter quand on ne voit plus de répit, quand chaque appel est une détresse de plus, quand chaque prise en charge demande de déplacer trois autres chats pour faire de la place.

Nous ne voulons pas en arriver là. Nous ne voulons pas laisser la fatigue décider à notre place.

Mais pour tenir, pour continuer à aider, pour ne pas laisser tomber ces chats qui n’ont nulle part où aller. Parce que sauver des chats, ce n’est pas seulement les prendre en charge. C’est aussi préserver ceux qui les portent à bout de bras.

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