Les premiers jours de la vie de Noé : partie 1

Noé a été adoptée le 30 juin, elle est arrivée chez nous le 17 avril. Ses premières heures ont été filmées, observées, racontées dans une vidéo d’une heure qui retrace son évolution depuis ses premiers instants jusqu’à environ son premier mois, jour après jour. Une deuxième vidéo à suivre pour la deuxième partie.

Les 37 premiers jours de Noé


Un début minuscule

Au commencement, Noé n’était qu’une petite crotte récupérée un petit matin, encore dans son placenta, quelques heures après sa naissance. Un petit être posé dans le creux du monde, elle tenais dans la main.


Les premiers jours : une traversée délicate

Chaque tétée était un pari. Chaque réveil, une victoire. Chaque gramme gagné, un soulagement. C’était une période où l’on observait tout :

Les inquiétudes étaient constantes : sa croissance, sa santé, et parfois même sa survie étaient au centre de toutes les attentions. Soit elle bougeait pas assez, soit elle mangeait pas soit elle avait froid : on a l'habitude des chatons mais pas de 1 jour !


La petite volonté

Malgré sa fragilité, Noé avait une force discrète. Une volonté minuscule mais tenace. Elle s’accrochait, elle réclamait son lait avec une énergie qui contredisait sa taille. Comme a dit Josiane, c'est une warrior. Un grand merci à Gym notre chien, qui lui a léché les fesses et débloqué son transit.


Les premiers signes de lumière

Un matin, quelque chose a changé. Noé a ouvert les yeux un peu plus longtemps. On pense qu'elle voyait flou, mais distinguait les masses car elle suivait les mouvements de Sophie. Elle a tenté un pas, puis un autre. Elle a découvert que le monde avait une lumière. Ce n’était pas encore la vie d’un chaton assuré. Mais c’était la vie d’un chaton qui commence à croire en lui, et nous avec.


La période épique

Les jours 20 à 30 ont été une épopée. La période la plus épique de sa vie, celle où l’on retrouve les inquiétudes sur sa croissance, sa santé, quand ce n’est pas sa survie. Elle avançait, reculait, progressait, stagnait. Elle dormait beaucoup, mais chaque réveil était un peu plus vif. On pense qu'elle a tout d'abord adopté sa peau de bête d'acrylique sauvage qui pu comme doudou. Elle commençait à reconnaître les voix, les odeurs, les mains qui la portaient.


Venise, la grande sœur

Venise est l'autre chatonne qu'on avait de garde à l'époque. C'était pour nous important de la mettre en contact avec Noé. Venise plus agée avait été élevée par sa mère (Noé jusque là, n'a connu que des humains). Et ça a marché : elle lui a montré comment se tenir, comment écouter, comment exister. Elle lui a offert ce que seuls les chats savent transmettre : un mélange de douceur, de distance, et de sagesse instinctive. Noé imitait. Elle apprenait en regardant, en suivant, en se lovant contre elle.


Le monde s’ouvre

À partir du jour 30, Noé est devenue une petite exploratrice. Elle a découvert les coins, les tissus, les ombres. Elle a tenté des bonds maladroits, des courses hésitantes, des jeux improvisés. On s'est même inquiété si elle n'avait pas des problèmes de motricité, on a été rassurés par le véto. Elle n’était plus seulement un chaton fragile. Elle devenait un chaton vivant.


Cette première partie est pour nous la plus stressante : normalement c'est le job de la mère.

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